Histoire

Bombardement du 16 août 1944

A l’occasion du 70ème anniversaire du bombardement du 16 août 1944

Mr André BALANDREAU a rappelé les évènements survenus à Pont de l’Isère ce jour là

 

Août 1944 – pressentant un prochain débarquement allié dans le sud de la France, les chefs de la 19ème armée allemande préparent le repli de leurs troupes principalement par la vallée du Rhône.

Ce débarquement est effectivement préparé par les alliés depuis fin 1943 et prévoit de couper la retraite allemande en détruisant ses moyens de communication, infrastructures routières et ferroviaires par des bombardements, mitraillages et actions ponctuelles de la Résistance.

Il a lieu le 15 août en Provence.

Le 16 août, ce sont les ponts sur l’Isère qui sont les objectifs des bombardiers américains.

A 11 heures 7, 27 bombardiers B17 « forteresses volantes » larguent d’une altitude de 6 500 mètres, plus de 100 bombes (plus tard, Mr Bernard BILLION comptera 113 cratères).

 

Mr jacques PEYROUSE, qui a assisté à l’attaque et a même été blessé, nous dit : « soudain un fracas épouvantable comme un gros arbre abattu et immédiatement la nuit noire. J’ai l’impression d’être enterré vivant… un bref arrêt et une nouvelle salve qui atteint le quartier du pont ».

En fait le pont ferroviaire reçoit 3 bombes dont une a traversé le tablier métallique et explosé dans l’Isère. Le pont routier est légèrement endommagé mais reste utilisable (d’ailleurs, les allemands le feront sauter pour ralentir la progression des alliés).

Mais le plus dramatique est le bilan humain, dans les quartiers du pont et de la gare ; c’est la désolation.

Jacques PEYROUSE : « Arrivés à la maison AUBONNET actuellement, Robert et Emile PEYROT nous apprennent que les cris émanant des décombres viennent de cesser. Il y a quatre victimes sous des tonnes de gravats ».

On dénombre 17 morts, 20 blessés, 13 maisons détruites, une trentaine endommagées, 167 sinistrés.

Le 18 août ont lieu les obsèques des victimes. Les cercueils sont rangés sur la place, ne pouvant tous rentrer dans l’église.

Fin 1944, sur l’initiative de l’Abbé BOBICHON, curé de PONT DE L’ISERE, une plaque commémorative fut posée sur la « croix des missions » des « maisons vieilles » puis en 1984 transférée Place du 16 août 1944.

Nous ne devons pas oublier Pierre MALLEIN, 18 ans, blessé au maquis et abattu à la grotte de la Luire et Henri GONNIN, fusillé par les allemands le 18 août 1944.

Le comportement des habitants de PONT DE L’ISERE valut à la commune d’être citée à l’ordre de la Brigade et de recevoir la croix de guerre avec étoile de bronze.

Ainsi, chaque 15 août, nous nous réunissons devant cette stèle pour rendre hommage à ces innocentes victimes et surtout se souvenir et transmettre ce souvenir aux générations futures.

 

SOURCE : les écrits de Mr Jacques PEYROUSE et Mr Bernard BILLION

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